Le sujet, c’est vous !

Photographie de la devanture de l'Atelier de la photo

 

Au cœur du Marais, et bientôt dans plusieurs villes en France et à l’étranger, Greg Machet nous accueille avec sympathie… pour nous sublimer. Dans un monde où les critiques négatives sont plus fréquentes que les éloges ou les remerciements, les photographes qui manient l’art du portrait se révèlent de précieux compagnons.

 

 

 

 

Portrait photographique d'une fillette réalisé par Greg Machet

Pour s’en rendre compte, il suffit de pousser la porte de l’Atelier de la photo, de se refaire une beauté et, après avoir fait connaissance avec Greg Machet, d’entamer une séance de photographie. À l’issue de celle-ci, libre à chacun de choisir ou non l’un des trois portraits noir et blanc qu’il a sélectionnés et de le faire tirer dans l’un ou l’autre format proposé. De cette expérience du studio que Greg Machet s’attache à rendre accessible au plus grand nombre, on ressort avec une conviction évidente : regardé et photographié avec bienveillance, chacun devient plus beau.

 

 

 

Portrait réalisé par Thibault de Puyfontaine sur plaque de verre

 

 

Invité par Little Big Galerie à l’approche des fêtes de fin d’année, Thibault de Puyfontaine, quant à lui, remet au goût du jour un ancien procédé photographique : le collodion humide, également appelé ambrotype, sur plaque de verre. De quoi découvrir une autre facette de sa personnalité…

 

 

L’Atelier de la photo, 5 rue des Ecouffres, 75004 Paris, du mardi au dimanche, de 11h à 19h, sans rendez-vous, 09 81 25 73 58, latelierdelaphoto@gmail.com. Portraits de 20 cm x 30 cm (45 €) à 50 cm x 60 cm (85 €), autres prestations photographiques sur devis.

Little Big Galerie, 45 rue Lepic, 75018 Paris, 01 42 52 29 81 25, 29 et 30 novembre 10h-20h, sur inscription à littlebiggalerie@beall.fr, prévoir 20 à 30 minutes par séance, 13 cm x 18 cm (120 €).

Dépêche : Renchérissez !

Depuis douze ans, l’Unicef France organise une vente aux enchères visant à financer des campagnes de vaccination au Darfour. Dans cette région du Soudan, en proie à la guerre civile depuis de nombreuses années, les mouvements de population favorisent la résurgence d’épidémies évitables comme celles de rougeole, de coqueluche et de diphtérie.

L’édition 2014 des « Frimousses de créateurs » a pour thème l’opéra. Des artistes, des stylistes et des artisans d’art ont conçu des poupées inspirées de personnages de La Flûte enchantée, de La Traviata ou de L’Élixir d’amour. Seront également mises en vente le 24 novembre des poupées réalisées par une classe de cours élémentaire ainsi sensibilisée aux actions de l’Unicef, plusieurs œuvres contemporaines, dont de splendides photographies de danseuses telles Marie Agnès Gillot et Agnès Letestu, ainsi que bien d’autres lots à découvrir sur le site Internet dédié à la manifestation ou, sur place, au Théâtre du Châtelet dans une scénographie de Frédéric Fontan. C’est d’ailleurs l’occasion, pour les Parisiens, d’admirer une très belle vue de la capitale.

L’édition 2013 avait permis de réunir 185 000 €. Alors, renchérissez !

Exposition « Frimousses de créateurs », Théâtre du Châtelet, jusqu’au 23 novembre 2014, entrée libre. Vente aux enchères, au Théâtre du Châtelet ou sur Internet, le lundi 24 novembre 2014.

Talents contemporains

Photographie de Rahshia Linendoll-Sawyer, We Are Not Made of Wood (2012)
© Rahshia Linendoll-Sawyer, We Are Not Made of Wood (2012)

La Fondation Schneider, créée par François Schneider en 2000, s’est donné deux missions : aider les lycéens en situation sociale difficile et, dans le domaine de l’art contemporain, faire découvrir des talents inconnus et rapprocher le public des œuvres contemporaines. À cette fin, a été instauré un concours annuel qui distingue six catégories (dessin, installation, peinture, photographie, sculpture, vidéo) et porte sur le thème de l’eau. Le fait que la Fondation se situe à Wattwiller, ville du Haut-Rhin réputée pour ses eaux minérales, a-t-il orienté ce choix ? Quoiqu’il en soit, la Fondation nous convie jusqu’au 28 décembre 2014, à découvrir les lauréats de la seconde édition, celle de 2012.

Photographie de l'oeuvre de Valère Costes, Karstic Story (2012)
© Valère Costes, Karstic Story (2012)

L’eau est évoquée, représentée, fait partie du processus de création ou encore de l’œuvre. Par exemple, l’artiste Valère Costes, qui s’intéresse aux relations entre l’être humain et la nature et qui s’inspire de techniques scientifiques, présente Karstic Story et Dark Rain. Dans la première œuvre, il reconstitue, avec de l’eau, du plâtre et du sable, le processus de formation de stalactites. Dans la seconde, le passage du visiteur à côté de l’œuvre provoque une pluie ascendante.

Photographie de l'oeuvre de Valère Costes, Dark Rain (2012)
© Valère Costes, Dark Rain (2012)

The Cut de Jessie Brennan, Les Ruisselantes de Nour Awada ou encore Murs de Mehdi Meddaci : dans son écrin boisé, la Fondation Schneider invite à bien des découvertes…

« Talents contemporains », Fondation Schneider, jusqu’au 28 décembre 2014.

Photographier l’habitat

Voici un projet comme on aimerait en découvrir plus souvent : au centre, la photographe Hortense Soichet, à ses côtés, un éditeur, un commissaire d’exposition, un administrateur de résidence d’artistes, réunis pour valoriser une photographie inhabituelle de l’architecture.

Photographie d'Hortense Soichet
© Hortense Soichet

Hortense Soichet s’intéresse depuis plusieurs années à la relation que chacun entretient avec son habitat. Elle écoute et enregistre des récits, elle photographie. Sans doute afin d’éviter une certaine redondance entre le son et l’image, les occupants des logements photographiés sont absents de ses clichés. L’œil peut ainsi se concentrer sur ces intérieurs et leur environnement immédiat (jardin, garage, etc.). Hortense Soichet non seulement tient là une idée, mais possède également les talents, de photographe comme d’anthropologue, pour la réaliser.

 

 

Photographie d'Hortense Soichet
© Hortense Soichet

Hortense Soichet conçoit ses projets par territoire. Qu’il s’agisse de zones urbaines ou périurbaines, de zones rurales, celles-ci ont en commun d’être en cours de mutation. Son « terrain » un fois choisi, elle rencontre les acteurs locaux qui la mettent en contact avec les habitants. Son travail révèle la diversité des foyers au sein d’un même territoire et d’un territoire à l’autre, et ce au-delà des oppositions entre logement choisi et attribué, maison individuelle et appartement, espace vaste et exigu. En proposant des récits singuliers et une image originale de ces domiciles, elle remet en cause bien des idées reçues, ce qui est fort louable.

 

Photographie d'Hortense Soichet
© Hortense Soichet

Les éditions Créaphis la suivent dans son projet. Après Intérieurs : logements à la Goutte d’or (2011), ont été publiés Aux Fenassiers (2012), consacré à la ville de Colomiers, et Ensembles : habiter un logement social en France (Montreuil, Colomiers, Beauvais, Carcassonne) (2014). Le travail de la photographe a également retenu l’attention d’Audé Mathé, commissaire de l’exposition « Espaces partagés : photographies d’Hortense Soichet » qui se tient du 5 novembre au 8 décembre 2014 à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris. Comme en témoigne la rubrique « actualités » de son site Internet, la photographe expose et intervient régulièrement dans différentes villes françaises. Elle fait également étape à La Métive, lieu international de résidence de création artistique situé dans la Creuse, où, loin des rumeurs du monde, lui sont offertes les conditions nécessaires à la poursuite d’un travail qui est aussi une œuvre.

« Espaces partagés : photographies d’Hortense Soichet », du 5 novembre au 8 décembre 2014, Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, entrée libre. Autour de l’exposition : jeudi 13 novembre à 19h, visite de l’exposition avec la photographe ; jeudi 11 décembre à 18h30, à la bibliothèque de la Cité, conversation autour du livre Ensembles, avec Hortense Soichet et Jean-Michel Léger, sociologue de l’habitat.

Dépêche : Transcaucase 2014

Photographie du Caucase de Frédéric Chaubin
© Frédéric Chaubin

Nous souhaitons vous informer d’une manifestation intitulée « Transcaucase 2014 », qui se déroule ces jours-ci, en plusieurs volets, . Il s’agit de partir à la découverte du Caucase, cette région à cheval sur l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Russie et la Turquie, de plusieurs manières.

Vendredi 14 novembre à 19h30 : concert du quatuor à cordes Arpeggione qui interprétera des œuvres de Piotr Tchaïkovsky, Sergei Aslamazian, Dmitri Chostakovitch et Sulkhan Tsintsadze.

Lundi 17 novembre à 18h : projection du film Le Murmure des ruines (2013) de Liliane de Kermadec, suivi d’un débat en présence de la réalisatrice.

Du 3 au 28 novembre 2014 : exposition de photographies de Frédéric Chaubin.

Il faut remercier la Fondation Calouste Gulbenkian, l’Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco) et l’Observatoire des États post-soviétiques sans lesquels ce programme vraiment prometteur n’aurait pu voir le jour.

Très beau voyage !

Auditorium de l’Inalco, pôle des langues et civilisations, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris, entrée libre. Pour en savoir plus : http://www.inalco.fr/actualite/transcaucases-2014