Dépêche : le 31 mai aux Frigos

Ce dimanche 31 mai 2015, de 14 h à 20 h, se déroule la seconde journée portes ouvertes aux Frigos, lieu de création pour plus de deux cents artistes depuis trente ans. L’histoire du bâtiment explique son nom. Construits en 1921, les entrepôts frigorifiques de Paris-Ivry servent à stocker, dans des chambres froides, les aliments transportés par la Compagnie ferroviaire Paris-Orléans. Cette activité cesse dans les années 1960 et le lieu est progressivement investi par des acteurs, des musiciens (les chambres froides font de remarquables studios d’enregistrement), des plasticiens. En 1985, la SNCF, et à partir de 2004, la Ville de Paris, propriétaires successifs du lieu, décident de le leur louer. Aujourd’hui, comme en témoigne la pétition que les visiteurs sont invités à signer, les contrats font l’objet de revendications : le propriétaire n’entretiendrait pas le bâtiment alors même que les loyers ne sont pas négligeables et en nette augmentation, et, tacitement, chercherait à évincer des locataires et à s’immiscer dans les orientations artistiques de cet espace. Que répond la Ville de Paris ?

Les clichés qui suivent ne constituent pas une sélection artistique. Ils ont été pris, dans le bâtiment historique (19, rue des Frigos) et dans le nouveau bâtiment (20, rue Primo Levi), au gré de la lumière, des espaces, des rencontres et des autorisations.

Les ateliers

 

Du côté des tissus…

 

Côté sculptures…

 

Céramiques… et céramistes

 

Les bijoux

 

Verrotype, peinture, photographie, sérigraphie, sans oublier l’art culinaire puisque Émilie Suzanne tient une table d’hôte, qui peut être privatisée.

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Enfin, l’Atelier Phénomènes présentait le travail réalisé pour restituer la grotte Chauvet.

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Les Frigos, portes ouvertes les 30 et 31 mai 2015, de 13h à 22h et de 14h à 20h, 19 rue des Frigos et 20 rue Primo Levi, 75013 Paris.

Place à l’abstraction !

Vue de la galerie Diane de Polignac depuis l'entrée.

L’année 2014 est placée sous le signe de l’abstraction, avec deux expositions des œuvres de Serge Poliakoff, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et au Musée Maillol ; deux autres, pas moins admirables, de Nicolas de Staël, l’une sur le nu au Musée Picasso d’Antibes, l’autre sur les lumières et les paysages au Musée d’art moderne André Malraux du Havre ; deux autres encore sur les époux Delaunay, Robert au Centre Pompidou et Sonia au Musée d’art moderne de Paris… ainsi qu’un accrochage d’œuvres d’Olivier Debré (1920-1999) à la galerie Diane de Polignac, à deux pas du Musée d’Orsay.

Nous vous invitons à pousser la porte de cette galerie pour découvrir une sélection d’œuvres réalisées entre 1950 et 1980, leurs couleurs et leurs tonalités, ces masses compactes qui surgissent, avant de disparaître lorsque l’artiste évolue vers des fonds plus fluides. L’équipe de la galerie, très accueillante, est à votre disposition pour toute information ou explication sur l’art d’Olivier Debré. Pour ceux qui souhaiteraient explorer davantage l’œuvre de cet artiste majeur, nous signalons qu’un Centre de création contemporaine – Olivier Debré, initié par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), est en cours d’achèvement à Tours. Il aura pour vocation de présenter la donation Olivier Debré ainsi que de promouvoir la production artistique contemporaine. D’une surface d’environ 4 500 mètres carrés, il ouvrira ses portes l’an prochain. Dans le domaine de l’abstraction, 2015 ne sera donc pas en reste !

« Olivier Debré (1920-1999) », du 15 septembre au 14 décembre 2014, Galerie Diane de Polignac, 16 rue de Lille, 75007 Paris, du lundi au vendredi de 11h à 19h, entrée libre.